5 types radicaux de non-monogamie que vous devez connaître

5 types radicaux de non-monogamie que vous devez connaître, en BD !

5 types radicaux de non-monogamie que vous devez connaître

Vous connaissez peut-être le type de non-monogamie qui retient le plus l’attention des médias grand public. Cependant, connaissez-vous ces autres styles de relations qui défient le statu quo ?

Maintenant que vous avez déjà appris à caractériser ce qui fait une relation ouverte, ou ce qu’est le polyamour, nous vous proposons d’élargir votre horizon et de faire la lumière sur les types de non-monogamie qui ont tendance à être ignorés.

La bande dessinée ci-dessous, originellement publiée sur Everydayfeminism (page en anglais) et traduite avec leur aimable autorisation arrive donc à point nommé pour faire la lumière sur des types de non-monogamie qui tendent à être éclipsés du discours « mainstream ».

Que la non-monogamie soit faite pour vous ou non, vous pourrez probablement retirer quelque chose de ces différentes possibilités qui existent pour placer les valeurs féministes au cœur de vos relations et faire bloc aux attentes oppressives.

Pensez-vous qu’elles remettent en question ce que vous pensez être une relation saine ?

Amoureusement,

Les éditeurs d’Everyday Feminism et Poly.love

-Salut ! Je suis un homme cis primaire, et voici mon épouse, femme, cis primaire.
-Salut !

-On a décidé d’ouvrir notre couple pour avoir des plans à trois, des plans cul…
-Et faire des rencontres occasionnelles aussi !

C’est vraiment super que des relations ouvertes comme celle-ci soient reconnues au-delà des cercles propres à notre sous-culture, et que la monogamie soit un peu plus en passe de perdre son statut mythique de « seule véritable manière d’être amoureux.se »

-On est en train de fièrement remettre en cause le statu quo !

Le seul problème, c’est que comparée à d’autres formes de non-monogamie, celle-ci n’accomplit en fait pas grand-chose pour véritablement remettre en cause le statu quo.

-Hein, quoi ?
-Ouais, qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

Pour être plus spécifique, il existe cinq styles de non-monogamie avec des valeurs féministes en leur cœur, et qui sont soit ignorés par les médias, soit qui ne sont pas pris au sérieux :

  • Les styles qui mettent l’amour queer à l’honneur :
    Le petit ami de mon mari, avec qui il est depuis 7 ans, n’est pas moins primaire que moi !
  • Les styles qui remettent en cause les stéréotypes genrés :
    Je suis un homme au foyer alors que mon partenaire queer travaille pour assurer nos revenus !
    Moi y compris ! Je suis en relation avec tous les deux.
  • Les styles qui n’édictent pas comment vivre les désirs sexuels ou romantiques de chacun.
    Le nombre de personnes dont elle tombe amoureuse n’a rien à voir avec moi !
    Nous sommes amoureuses mais nous ne voulons pas coucher ensemble.
    Je suis aromantique et envisage de passer le reste de ma vie avec elle !
  • Les styles qui permettent des alternatives à la famille nucléaire.
    Je les ai mis au monde !
    J’ai aidé à les concevoir !
    Je les borde dans leur lit tous les soirs !
    Je leur ai appris à lire !
    On dîne toujours ensemble !
  • Les styles qui encouragent l'autonomie.
    Je veux que l’on soit ensemble pour toujours du moment que l’on ne s’empêche jamais de suivre notre cœur ou de se faire du mal l’une à l’autre.
    Pareil ! Et si jamais tu me quittes après être tombée amoureuse de quelqu’un d’autre, je te fais confiance pour savoir que c’est parce que nos besoins ne sont plus compatibles. Je sais que tu ne te servirais pas de moi.

-Bon d’accord, ces types de relation sortent clairement plus des sentiers battus que ce que nous faisons, mais en quoi est-ce que notre style remettrait moins en question la norme ?
-Oui, pourquoi comparer ? D’aucuns pourraient vraiment apprendre juste en écoutant quelques-unes de nos histoires !

-Tu as complètement raison !
-Ah bon ?

L’histoire de ton style est une sorte de « petit coup de pouce ». Ça a probablement contribué à aider beaucoup de gens à sortir des sentiers battus vis-à-vis de leurs relations avec les autres.

Cependant, il y a une raison pour laquelle les médias traditionnels aiment raconter ton histoire en particulier.

Lorsque les représentants de relations polyamoureuses se trouvent être des couples cisgenres hétérosexuels, il est plus facile pour les couples les plus privilégiés de s’y identifier. En conséquence, ces monogames en situation de privilège ont moins besoin de remettre en cause la légitimé de leur relation, ou de questionner leurs propres biais. Par exemple, posons-nous la question : pourquoi ces articles n’incluent-ils pas les voix des partenaires non-primaires ?

Traditionnellement, notre culture désigne « l’être unique » comme celui à qui l’on donne notre autorisation exclusive pour jouir de notre corps et pour choisir qui le touche, quand et comment. Bien qu’il n’y ait rien de mal à accorder ce privilège à un partenaire, imaginez si davantage de gens étaient conviés à remettre en cause cette norme. Par exemple, combien de femmes perçoivent cela comme un privilège qu’elles accordent à quelqu’un plutôt que comme une obligation à laquelle elles sont contraintes ?

Tout cela en s’entendant dire que leurs relations sont frivoles et vouées à l’échec. Sans parler du fait que ces désavantages vont affecter d’autant plus ceux et celles qui sont déjà victimes de marginalisation en raison de leurs identités multiples !

-Hum, en fait je ne m’étais jamais vraiment rendu compte qu’il était possible pour une relation non-monogame d’être privilégiée.
-Oui, moi non plus. Mais que pouvons-nous y faire ?

Partagez l’affiche ! La prochaine fois que quelqu’un vous pose des questions au sujet de votre non-monogamie, assurez-vous qu’iel comprend bien que votre style n’est pas le seul possible, et que d’autres possibilités ne sont rien moins que révolutionnaires

-Ça, on peut tout à fait le faire !